Constance Biasotto

CONSTANCE BIASOTTO

PHASE 3: MARSEILLE ARLES

À Marseille, elle croise le chemin de Michel CRESPIN et entre dans la première promotion de la FAIAR dans une démarche professionalisante. Deux mois après le début de cette aventure, la neurologie française lui diagnostique une dégénérescence visuelle et auditive. Ainsi s’achève la page cirque.

A la FAIAR, elle rencontre de nouvelles personnes avec qui elle partage un bout de chemin artistique: Anne-Laure Liégeois, Gulko et d’autres avec qui elle continue sa route: Michel Risse et Renaud Biri de Décor Sonore, Julie Guet-Jouvenot, Johnattan Sutton, Jacques Livchine. Avec eux, elle explore plus profondément la question de l’écriture, du théâtre, des lieux porteurs de sens.

BILAN : Cette phase professionnalise sa démarche jusqu’alors restée complètement non-officielle et alternative.

PHASE 1: LE SUD

Ejectée du ventre de sa mère 3h38 après le résultat des Présidentielles de 1981, Constance BIASOTTO voit la nuit d’une France devenue à peine socialiste dans une famille très à droite. S’ensuit une scolarité exemplaire dans un petit village infréquentable du bord de mer de la Côte d’Azur.

A 15 ans, elle quitte la solitude familiale pour le foyer de jeune fille. C’est Toulon qui l’accueille et la classe pilote expérimentale d’Arts plastiques du lycée Dumont-d’Urville qui la conduit jusqu’au Bac L 3 obtenu en 1999. A cette période là, les violons de Louise Attaque, la voix de Ben Harper, le Nouveau Réalisme, le Pop-Art et la figure de Basquiat sont toute sa vie.

BILAN : Le plongeon dans l’art contemporain la sauve.

PHASE 4: LE RESTE DU MONDE

Toutes ses années sont également porteuse de voyage (Montréal, New York, Bali, Java, l’Europe, le Pérou, l’Afrique du Nord…) dont deux qu’elle effectue pendant la FAIAR: le Chili où elle intègre l’équipe de Santiago A Mil et filme les femmes avant et après les élections de Michelle BACHELET; et la Chine avec une délégation du ministère des Affaires étrangères dans le cadre des Années Croisées avec Jean Digne, Thierry Voisin, Anna Topaloff, Laurent Chanel, Clémence Coconnier avec qui elle s’interroge sur la dissidence et l’imposture. Au même moment, elle rencontre le collectif féminin «Alibi de l’ombre» issue de l’ENSATT qui marque un tournant dans son écriture.

BILAN : En quête de nouveaux horizons pour son prochain projet.

PHASE 2: PARIS MONTREAL

En 1999, elle s’inscrit en littérature française à l’Université Paris VIII, y découvre la philosophie de Gilles Deleuze, apprend les bases de l’arabe moderne, de l’hébreu et du yiddish et obtient en 2003 une maîtrise avec un mémoire sur «les pièces de cirque des années 20».Sa rencontre avec le milieu intellectuel marginal la conduit à élargir son champ d’interaction avec sa pratique plastique jusqu’alors très scolaire.

Les difficultés de logements parisiens la conduisent étrangement avenue Matignon, puis rue Pierre-Charon et enfin rue de Rivoli où elle «squarte» le temps de ses années parisiennes. Elle y écrit des performances qu’elle réalise pour la plasticienne Chantal Carbon puis travaille et vit: Kalex, Bruno Dumont, Gaspard Delanoé, Thierry Hoddebar, Aurélie de la Cadière etc… C’est au même moment qu’elle investit les sphères musicales alternatives de la capitale.

Elle se forme également aux disciplines aériennes du cirque grâce à Pénélope Hausermann, Lili Dehais, la Cie Retouramont et l’école de cirque de Verdun à Montréal où elle s’installe quelques mois.

BILAN : Entre, les émissions pirates de TV boom boom, les «soirées j’ai les clefs», le système MASIMAS et ses pérégrinations sur la petite ceinture, elle devient à 23 ans une des plus jeunes figures des milieux décalés parisiens. L’intensité de cette émulsion mange sa vie, son énergie. … elle déménage à Marseille, épuisée.

PHASE 5: LE BAZAR PALACE

En 2007, à sa sortie de la FAIAR, elle crée LE BAZAR PALACE. Structure de création pour des formes de spectacle hybride. Trois créations ont vu le jour: CARROUSEL, BAZAR ETABLI, LE PROJET ASPARTAME. En janvier 2017, Le Bazar Palace a démarré La Grande Aventure : une résidence de recherche pour trois ans au sein du GTD et au côté du PJP au Revest les eaux, cette aventure donnera lieu à une création en 2019. Aujourd’hui, elle travaille sur une création Jeune Public «O» dont la sortie est prévue en 2018 autour de la question de l’océan.

BILAN : Phase non-achevée.